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Transpacific 2026

Du Panama aux iles marquises en passant par les iles Galápagos.

Départ de la marina de Shelter Bay située à 5 milles du pont qui marque l’entrée du canal. Côté Atlantique.

Mercredi 11 fevrier 18 h00,  Il fait nuit, après 4 heures d’attente nous passons la première écluse, il y en a trois à suivre. Nous allons monter de 25 mètres en franchissant 3 sas successifs qui permettent de monter jusqu’au niveau du Lac « Gatun ». Nous y passons la nuit amarrés à un coffre. Au matin, nous entendons des singes hurleurs. C’est extrêmement fort et sur le moment j’ai cru qu’il s’agissait d’une machine dans le lointain d’une carrière quelconque.

Nous repartons pour 40 milles à parcourir au moteur à travers le lac et la mangrove balisée tout du long. C’est assez surprenant de croiser d’énorme porte conteneurs, ro-ro, méthanier et cargos de toutes sortes au milieu d’ un tel environnement verdoyant. On aperçoit un crocodiles, des pelicans, des frégates, etc..Nous traversons ainsi tout le Panama pour rejoindre les  3 écluses placées sur le versant Pacifique. On redescend alors plus ou moins de 25 mètres coté pacifique. Car il y a un marnage de 6 mètres.

Le passage des écluses et la traversée de 40 milles est pris en charge par un pilote. Nous avons du prendre en plus un « liner ». C’est une personne qui s’occupe de toutes la préparations des amarres car il faut être un minimum de 5 équipiers à bord. ( le « Liner » est arrivé en annexe avec 4 grosses défenses oranges et 4 amarres de 20 mètres) (voir photos). Les voiliers sont rassemblés à couples avant les écluses et amarrés ensembles par groupes de 3 ou 2 . Quatre lamaneurs sur les quais accompagnent le convoi pour progresser le long des écluses après l’ouverture des portes intermédiaires.

C’est beaucoup plus stressant que cela ne devrait l’être car entre les pilotes sur chacun des voiliers, les liners et les équipages de chaque bateaux ( nous étions avec des allemands et des canadiens) tout le monde intervient plus que nécessaire et n’a pas toujours une vue d’ensemble de l’évolution de cette « grappe » de voiliers rassemblés en formant comme un énorme trimaran. La puissance des remous provoqués par les pompes qui remplissent les sas de  contraries  les bateaux, il faut régler les amarres en permanence en tenant compte du voilier qui est à couple de l’autre coté. 

Pour les cargos, il sont amarrés sur de petites locomotives qui progressent doucement pour rentrer dans chaque écluse et parcourir les 500 mètres de chaque sas.

En entrée, il y a deux écluses parallèles, et trois en sorties.  Les plus gros navires sont dans un canal de sortie qui a été creusé il y a une quinzaine d’année. Nous précédions les cargos de tailles moyennes. 

Environs 14000 navires transitent par le canal qui fonctionne en permanence. 9000 personnes y travaillent. 

Nous rentrons dans le Pacifique vers 16h. La mer a perdu 10 degrés. Pas facile de se baigner quand elle était à 27 en atlantique !

Ce matin nous somme au mouillage à proximité de Panama City. Nous avons fait les formalités de départ. Nous devrions partir dimanche pour les Galapagos. 8 jours de mer nous attendent.

Liner = line = ligne = amarre

Lamaneur : personne chargée d’amarrer les navires

Marnage : amplitude entre la marée haute et la marée basse. 6 mètres à panama coté Pacifique

Ro-ro : cargo transportant des voitures

Defenses = pare battage = protection pour la coque du bateau. 

Bollard : bite d’ammarrage

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